Mémoires de Léon Grynberg,
rescapé d'Auschwitz
1903-1979


Traduction du yiddish : Lisa Wachtel
Postfaces : Henri Bulawko et Henri Minczeles

"Toi mon fils aîné Leibl (Léon)”, et ses beaux yeux rayonnants d'intelligence s'embuèrent de larmes, "je veux que tu saches qui étaient ton père et ton grand-père dont tu portes le nom, et que tu transmettes à ton frère Moshé quand il sera plus grand, ainsi qu'à vos enfants et petits-enfants."
"J'accomplis ici la promesse que j'ai faite à ma chère maman.”
Ainsi s'exprime Léon Grynberg en 1951. Né en Pologne à la charnière du siècle, imprégné de la yiddishkeit que lui a transmise son grand-père, il arrive en France en 1931. Il se marie avec Guitké en 1935. Rosa naît quatre ans après.

Mais la machine nazie, secondée par Vichy, va broyer cette famille.
Arrêté le 14 mai 1941 lors de la rafle du Billet vert, interné à Beaune-la-Rolande, Léon Grynberg est déporté à Auschwitz en juin 1942.

Raflées au Vel d'Hiv, sa femme et sa fille sont gazées à Auschwitz.

La trégédie ne s'arrête pas là ; après Auschwitz, on l'envoie déblayer les décombres du ghetto de Varsovie.
Devant l'avance des alliés, il est déporté à Dachau, puis à Muhldorf.
Les marches de la mort le laissent à Innsbrück, où il est finalement libéré en avril 1945.
C'est ce parcours terrifiant qui nous est ici conté, dans un témoignage capital.